Les couleurs seront en lice dans la prochaine course aux présidentielles. Il n’y aura pas que l’orange, malgré les rumeurs qui circulent au sein du gotha politique malgache. Oui, des candidats seront au départ du starter block, dont le rouge de Ravalomanana, le bleu de Rajaonarimampianina, le vert de Hajo Andrianainarivelo, peut être l’Arema, puis de nouveaux venus, ou autres prétendants, ils sont nombreux. Mais pour le moment, les grosses pointures seront probablement présentes.
Outre le Grand dirigeant, qui a le privilège de partir tôt dans les propagandes, le Bleu de Paris vient d’annoncer par vidéo sa participation à la course. C’est durant les fêtes de l’Indépendance à Paris. Le bleu, très déterminé, veut achever son programme de développement du pays, surtout à l’endroit des défavorisés. Il connaît bien la situation de la population qui a enduré tous les maux et voudrait mettre à terme cette pauvreté extrême. C’est un homme de cœur, bien-aimé des gens et qui ne va pas baisser les bras. Le rouge est également un outsider farouche qui veut reprendre ses biens et participer à la relance économique. Il a toujours montré son ressentiment face au Grand dirigeant, deux ennemis à vie. Le vert n’est pas négligeable, étant donné qu’il vient de quitter le bateau, suite à des dissensions au sein de l’actuel pouvoir. Par contre l’Arema défend ses idées sur la décentralisation effective, tout en mettant en exergue le rôle important des gouverneurs et des élus locaux. Les autres prétendants ne se montrent pas. On les connaît à travers leurs actions dans les Faritany. Toujours est-il que Siteny, entre autres, serait dans la course. Il est l’image du Sud. La région « politique » par excellence.
Mais, un seul sera à l’arrivée dans cette ruée vers la magistrature suprême. Il serait possible qu’il y ait des combinaisons ou des tactiques de coalition et des alliances. L’important c’est de sortir le pays de cette situation de pauvreté extrême, avec le surendettement, la corruption et la mauvaise gouvernance. La population est fatiguée d’endurer les crises socio-économiques et les grèves interminables. Une situation intenable qu’il faudrait changer très vite. Qui sera à l’arrivée ? Ce n’est que le début, et il est difficile de pronostiquer. D’autres problèmes importants sont encore à résoudre. Le Grand dirigeant est encore à la chasse aux sorcières…


