Contradiction !

C’est beau d’entendre la politique de reforestation et les programmes en vue des conséquences du changement climatique. C’est encore mieux d’écouter les projets pour l’Emergence et la nouvelle coopération avec la Banque mondiale. Mais, l’essentiel n’a pas été évoqué, dont la mise en place d’une bonne gouvernance, primordiale pour entreprendre toute initiative de développement. Si tout est programmé dans la bonne voie et que le Grand dirigeant maintient une équipe désunie, divergente, malsaine, corrompue et libertine, sans oublier l’ingratitude des élus locaux ou le comportement indigne des membres des institutions, il ne faut pas s’attendre à de bons résultats.

La priorité des priorités demeure les actions humanitaires à l’endroit des régions et des populations sinistrées par les catastrophes naturelles. Ces localités représentent une potentialité économique non négligeable où des programmes sociaux, la santé et l’éducation, sont en première ligne. Le constat de la mauvaise gouvernance apparaît même durant ses moments d’entraide. C’est la pagaille !

Une nouvelle coopération en vue de développer le pays requiert également une stabilité politique. Ce qui n’est pas évident avec la situation actuelle où la dictature prend le devant de la scène. Est-ce qu’on évoque encore la Démocratie à Madagascar ? Non ! Il n’y a plus d’opposition. Le gouvernement actuel est composé d’éléments issus de divers partis politiques afin de se nouer avec celui qui est au pouvoir. Et c’est encore l’incohérence du « chacun pour soi », et du « diviser pour régner ». Point de développement dans le désordre. Les « Tiko » et les « Bleus » sont écartés de l’hégémonie « Orange » en perte de vitesse, avec la mauvaise gouvernance, la corruption et les divers trafics.

Madagascar n’ira jamais loin tant que la Justice vit de la corruption. La Peuple sera toujours opprimé par les plus forts, les plus riches et ceux qui sont au pouvoir. Il n’y aura jamais un plan de développement réel dans un pays où la pauvreté est extrême. Même si le pays est recouvert de forêts à 100%. Les étrangers, Français, Chinois et karana dominent les investissements, l’Economie et le Commerce. Et voilà que la Banque mondiale propose encore l’augmentation des dettes pour une nouvelle coopération dans un pays le plus pauvre du monde. Une contradiction !

Vous aimerez aussi