Bourses !

Les étudiants boursiers de l’Etat malagasy devraient respecter l’engagement décennal à leur sortie de l’Université. Mais où iront-ils ces nouveaux diplômés ? L’Etat n’a pas prévu des postes budgétaires et les emplois se font rares dans le pays. Les ministères n’ont plus prévu de caser ces nouveaux universitaires pour remplacer les partants à la retraite dont les postes sont réservés et attribués aux favoris des dirigeants. De leur côté, le secteur privé trie les postulants sur le volet, la plupart des « expats » ou des diplômés de l’extérieur.

Donc, il n’y a pas d’issue pour que les boursiers de l’Etat puissent trouver un travail selon leurs qualifications. Chômeurs diplômés, ils sont obligés d’être dans l’informel, déshonorant l’engagement décennal, sans remboursement. Donc, c’est une mauvaise gestion des affaires universitaires. Il faudrait revoir cette situation où chaque boursier devrait servir l’Etat à leur sortie. La digitalisation peut-elle offrir des données sur les résultats des boursiers à l’Université ? En principe, il ne doit pas y avoir des redoublements ou des années à refaire. Nos boursiers sont-ils aux normes ?

Il faudrait voir aussi si les conditions d’études sont aux normes universitaires. Le problème actuel est le logement. Allez voir à Ankatso II ! Ils vivent comme dans des bidonvilles, entassés à 5 ou 6 personnes sur une petite surface rabougrie, avec des bébés quelquefois. Il n’y a plus de « resto U » et ils cuisent avec des réchauds à résistance. Dans cette promiscuité, on ne trouve pas le temps de réviser ou de faire une lecture. Les enseignements à l’Université ? Une autre histoire.

L’Etat offre des bourses, Soit ! Un Etat qui n’arrive pas à améliorer les conditions d’études adéquates. Des bourses gratuites sans engagement, même après avoir passé cinq fois les inscriptions en première année. Allons dans les réformes ! C’est nécessaire…

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