Abêtir !

Vazaha abêtit la population comme d’habitude. Il pense que la plupart ne comprennent rien et il peut dire tout ce qu’il veut. D’abord, Vazaha ramène par camion des gens ramassés dans les zones rurales et les paye d’une façon dérisoire pour dire que l’assistance est nombreuse. Les gens l’acclament parce qu’ils sont payés, le temps d’un petit repas. « Nous sommes là parce que nous ne trouvons pas mieux pour nourrir notre famille. Nous sommes ici avec 7 membres à la maison, donc une petite somme. Demain, on ne sait pas si on nous prend encore car on va négocier. Conviction ? Non, on ne va pas voter, c’est une perte de temps. On ne comprend rien de la politique. On nous paye et c’est tout. La vie n’a jamais changé depuis que je suis née et c’est la difficulté que nous surmonter jour pour jour » déclare une sexagénaire d’un village pas loin de la capitale. Leur fratrie s’est déplacée pour suivre les propagandes politiques.

À ce rythme, la propagande est un moyen pour subvenir aux repas quotidiens. Il faut gagner quand on distribue. Vazaha, outre le transport vers les lieux de propagande, distribue des tee-shirts, des casquettes et des lambahoany (tissu à mettre lors des grands événements). Mais force est de reconnaître que ce sont les organisateurs qui s’enrichissent en gonflant les prix. Les artistes sont aussi des gagnants avec leurs contrats. Vazaha paye bien car il est riche, fort et imbattable. Crésus est à ses côtés financièrement. Pour eux, c’est rien avec tout ce qu’ils ont détournés et trafiqués.

D’ailleurs, sì Vazaha persiste, il pense gagner. Mais ce n’est pas acquis car le Collectif des candidats réplique par la sagesse, le calme et la foi. Un étranger n’a pas droit aux élections selon les lois constitutionnelles. Et surtout les élections sont entachées d’irrégularités.

L’épisode est loin de se terminer. Une commission électorale spéciale est souhaitable pour aboutir à la fin.

La population a compris et ne l’abêtit pas. Elle comprend que Vazaha n’a pas le droit aux élections mais bouffons ses sous. Bêtises !

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