Le ministre de la Justice a démissionné et une autre prend place par intérim. Le Grand dirigeant n’a pas cherché loin pour le remplacer. Dans l’objectif de renforcer le pouvoir en vue des élections présidentielles, il a choisi pour le poste vacant, la femme du président du CENI, et tout est dans le sac. Lois sociales, Justice et Elections, ensemble, pour garantir les prochaines joutes électorales. C’est du jamais vu dans l’histoire des gouvernances démocratiques dans le monde, mais c’est tout à fait normal dans la dictature. C’est hallucinant de la part du Grand dirigeant qui réserve toujours des surprises dans ses décisions.
En tout cas, la Justice ne serait jamais indépendante à Madagascar, et, aussi ne serait jamais juste et équitable à l’endroit des opprimés. C’est la justice des riches et des gens au pouvoir. La présence des rabatteurs à Anosy fait croire à une société de racketteurs où la corruption fait rage. Et personne ne réagit et laisse faire de peur d’être éliminée ou tuée, car c’est une mafia qui agit en toute tranquillité.
Au niveau du Gouvernement, tous les membres sont complices et sont impliqués dans des affaires « louches », comme les élus et les autres institutions. C’est vrai qu’ils sont là et font ce qu’ils veulent mais la vraie Justice viendra du Peuple. Il y a toujours une fin à ces actes barbares et inhumains. Et en politique, rien n’est éternel avec l’alternance démocratique.
Le président du CENI n’est pas intervenu concernant la révision des listes électorales, après les déclarations de son épouse, nouveau ministre de la Justice, à la presse. Le couple s’entend bien et partage les allégations pour ne pas brouiller les objectifs. « Il n’y a pas de listes électorales qui tiennent » a déclaré un ancien membre du CENI, faisant état des doublons. Il a démissionné après ses déclarations qui ont fait des bruits sur la véracité des élections. Les acteurs politiques n’ont pas le droit de s’immiscer dans les listes électorales. Une autre aberration…


