La population est abattue à plate couture. Elle subit les pressions et n’a plus les forces de réagir. En ce moment, elle vit les délestages qui diminuent la production dans le travail. Mais elle paye ces coupures obligées, malgré tout. À côté, les prix des PPN n’ont jamais changé, bien que des déclarations émanant des dirigeants rapetissent le vécu des consommateurs rabattus par le manque du pouvoir d’achat.
La population carcérale est aussi abattue par le comportement de la Justice. Le SMM n’arrive plus à relever la situation qui se perpétue, et la grève des greffiers flotte tandis que les pénitenciers pépères, en profitent de la brouille. Malama a retrouvé Rolly Mercia à Antanimora. Pendant ce temps, le parti au pouvoir renforce ses acquis pour faire face aux prochaines élections. Les promesses tombent et font rêver. Des hauts gradés sont au premier rang, en tout cas, un gendarme. C’est bizarre quand on voit l’Armée dans la vie politique! En tout cas, le mécontentement se montre ailleurs, avec les feux de brousse et les incendies sur tout le territoire. Et personne ne bouge face aux calamités. Ce sont les « Velirano » du Grand dirigeant qui ont mis le feu au poudre, les déceptions populaires, les désavantages et les impartialités. Beaucoup sont déçus et abattus.
Le Gouvernement n’est plus capable de satisfaire les besoins de la population. Il ne reste plus que des discours stériles qui n’arrivent pas à mater les étincelles. Sur une autre faille, les hauts dirigeants se chamaillent sur la décision prise à l’ONU concernant la Russie. Qui a raison et, qui a tort ? En tout cas, c’est une mauvaise diplomatie que l’on a constaté depuis le début de la crise en Ukraine. La Russie nous a soudoyé avec des armes… La France nous guette. Et le choix est fait. D’autres péripéties vont venir, et l’Histoire jugera.
Les promesses du Grand dirigeant ne sont plus écoutées. La population, abattue, n’a plus les forces d’écouter. Elle sait maintenant à quoi riment les « discours » politiques et les vraies réalisations pour développer le pays. L’Orange, le Rouge et le Bleu ont tous tenu des discours. Mais, le Bleu est autre, plus réaliste et plus constructive. Le Rouge fait rêver, et l’Orange nous mène en pirogue vers les Iles Éparses. Le choix est logique pour changer la donne.


