50 ans !

C’est en France que se déroulera la première célébration du cinquantenaire du 13 Mai 1972. C’était un grand évènement historique qui marque le changement de la vie à Madagascar. Le néocolonialisme français a été bouleversé par les évènements, avec la chute de la Première République.

A cette occasion, des conférences et des débats seront au programme ce jour à Paris animés par des historiens et chercheurs des universités sur le thème du « 13 Mai 72 ». Ils ont tous vécu cet évènement, en pleine jeunesse, dans un pays encore sous le joug de la France. Ils n’ont pas voulu passer sous silence cet anniversaire unique, qui témoigne leur vie, un tournant « décisif » du pays, une commémoration logique dans la mesure où c’était un mouvement populaire pour la libération.

Cet évènement devrait être célébré en grande pompe à Madagascar, coûte que coûte. Les membres de Mai 72 sont en pleine préparation. Mais on constate un délaissement de la part du Grand dirigeant, étant donné que le Comité travaille seul en ce moment. Ce geste est bizarre de la part du pouvoir. Certes, la France tient encore les rênes du pouvoir, l’avenir de notre économie, mais il n’y a pas d’excuse pour commémorer une date historique du pays. Le patriotisme est de mise et ne soyons pas hypocrite des faits historiques. Nous avons commémoré le 29 Mars 47, et pourquoi pas le 13 Mai 72 ? La population, sans exception, devrait connaître l’histoire de son pays. C’est une fierté nationale !

Les historiens malgaches en France ont débuté la commémoration, dont nous aurons les échos évidemment. C’est important et c’est un bel exemple pour les citoyens du pays. Peut-être qu’ils suivront la référence qui vient d’en haut. On attend avec le Comité Mai 72.

Dans un tout autre sujet, on a laissé passer le début des manifestations populaires perpétrées par des taxis et des motos pour contrer le Maire de la capitale. C’était un peu désorganisé et le manque de cohésion a été remarqué. Une lutte populaire, ça s’apprend et ne s’improvise pas. La CUA est tranquille et bouffe les sous du Cnaps… Les retraités et les pensionnaires n’ont plus la force de bouger pour réclamer leurs cotisations. La Mairie de la capitale est intouchable avec la présence de l’Armée tout autour, ce jour du samedi dernier. On a arrêté le leader, conseillère municipale, mais elle était seule, sans force. On se demande pourquoi les opposants ont laissé passer cette journée pour se manifester ? Il est loin le Mai 72…

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