PRIORITÉ DE L’ETAT : Eviter une crise sociale après la guerre sanitaire

Le pays est aujourd’hui engagé dans la guerre sanitaire. Et vue l’évolution de la situation de ces derniers  jours et compte tenu des déclarations officielles qui laissent entendre que le coronavirus est apparemment confiné, tout laisse à espérer que nous la gagnerons cette guerre.

Cependant, même si c’était le cas, il ne faut pas crier victoire trop tôt car une autre guerre attend le pays : la guerre économique. En effet, les conséquences économiques liées à la lutte contre la propagation du coronavirus sont nombreuses et profondes.

Après la guerre sanitaire, on peut craindre une crise sociale. Et pour le moment les mesures et décisions prises visent essentiellement à éviter une crise sociale. Le président de la République l’a reconnu lui-même en déclarant que pour lui, le plus important est d’éviter les licenciements, les chômages techniques…

C’est dans ce contexte que l’Etat a accordé en contrepartie un énorme sacrifice de 115  milliards d’Ariary au niveau des recettes fiscales prévues. Mais ces mesures concernent essentiellement les salariés.

Tous ceux qui ont perdu leur gagne-pain quotidien perturbé par les mesures prises dans le cadre de la lutte de la pandémie (confinement,….) ne manqueront pas de hausser de la voix.

Et comme éviter la crise sociale, c’est la priorité du pouvoir en place après la guerre sanitaire, et c’est compréhensible, il faudra encore voir le cas de ces indépendants dont le poids au niveau de l’économie et de la société n’est pas négligeable. Autrement dit, la véritable relance économique est encore mise en sourdine. Et cette relance économique devra faire l’objet d’une concertation plus approfondie et plus élargie.

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