Madagascar est en guerre, une guerre sanitaire bien évidemment contre une pandémie mondiale. Mais ce sera également une guerre économique car toutes les décisions et mesures prises par l’Etat en vue de vaincre cet ennemi qu’est le coronavirus ont des impacts sur l’économie du pays par le biais des différentes activités qui en sont frappées de plein fouet ou indirectement.
Et c’est quand nous remporterons la guerre sanitaire – forcément qu’on va la gagner (mais à quel prix ? nul ne le sait encore) sinon personne ne sera là pour raconter que le coronavirus a pu être vaincu -, que commencera véritablement la guerre économique.
La guerre sanitaire a nécessité l’utilisation de tout un arsenal varié (confinement, masques, …) et même la mise en place d’un véritable état-major (Centre de commandement opérationnel installé à Ivato). Pour une fois, les Malgaches reconnus par eux-mêmes pour leur indiscipline, se sont pliés aux mesures requises pour prévenir le covid-19.
Le président de la République a tiré les premières semonces de cette guerre économique à travers le « Plan d’Urgence Sociale » car pour le moment, cette guerre économique a plutôt un caractère plus social étant donné que les conséquences directes concernent ceux dont l’emploi a été mis en péril. Autrement dit, la bataille sociale est engagée.
Toutefois, les 10 milliards d’Ariary qui constituent la première partie du Plan d’Urgence Social ne représentent qu’une goutte d’eau dans la mer face aux énormes besoins dont le pays aura besoin pour se relancer. C’est pour ainsi dire que la guerre économique, c’est une autre histoire.


