CHU D’ANOSIALA : Le gouvernement fait preuve de manque d’anticipation

On a toujours dit que gouverner c’est prévoir, donc anticiper toutes les éventualités… Et pourtant, le gouvernement actuel manque d’un certain esprit d’anticipation si l’on se réfère à ce qui arrive au centre hospitalier qui accueille toutes les personnes en provenance des foyers du coronavirus.

Effectivement, toutes ces personnes sont mises en quarantaine au centre hospitalier universitaire d’Anosiala (CHU d’Anosiala) et y sont totalement prises en charge par l’hôpital. Ce qui forcément entraîne des dépenses supplémentaires, des dépenses concernant parmi tant d’autres la nourriture des patients, les consommables (équipements de protection individuelle…) à utiliser pour chaque personne confinée à l’hôpital pour une durée de 14 jours d’observation.

Mais après un mois de fonctionnement sous ce régime, le CHU d’Anosiala se trouve à bout de souffle, financièrement parlant. Ce qui est tout à fait normal car ces dépenses n’ont pas été programmées initialement dans le budget de fonctionnement de l’hôpital. Et il a fallu intervenir auprès des hauts responsables de l’Etat pour trouver une solution la plus rapide.

Bien évidemment, on ne pouvait pas laisser les personnes confinées à leur triste sort sans la moindre assistance requise faute de moyens financiers. Le danger est que, constatant qu’elles sont délaissées, certaines personnes confinées sont amenées à déserter le centre de confinement. Ce qui aurait présenté un grave danger potentiel dans la mesure où on n’a pas la certitude qu’elles ne présentent aucun danger de contamination.

Et pourtant, le gouvernement a déclaré : « nous sommes prêts,  le gouvernement prend ses responsabilités ». Si c’est bien le cas, Il ne fallait pas attendre que le CHU d’Anosiala soit à bout de souffle pour intervenir. « Prévenir, anticiper et ne pas paniquer » sont les mots-maîtres que le gouvernement doit s’approprier face à cette épreuve.

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