A cause du coronavirus, le pays se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. D’un côté, il y a la population malgache à protéger de cette maladie et de l’autre, il y a les entreprises qui affirment être prises à la gorge suite aux décisions prises par l’Etat pour ne pas laisser le covid 19 entrer dans le pays.
L’Etat aura à choisir. Quel intérêt sera pris en considération en dernière instance ? Pour le moment on se trouve dans l’état d’urgence économique et pas encore état d’urgence sanitaire. C’est toute l’économie nationale qui est aux abois. Les opérateurs économiques demandent des mesures exceptionnelles en ce qui concerne leur exploitation respective et le chômage technique est déjà brandi par certaines entreprises. Si les entreprises présentent beaucoup d’exigences pour pouvoir survivre, elles le font en ordre dispersé.
La mise en place d’un fonds de garantie aux entreprises par les autorités est demandée par les opérateurs touristiques tout comme le report du paiement des impôts. Pour sa part, le GEFP (Groupement des Entreprises franches et Partenaires) demande la non application de la quarantaine de 14 jours avant de pouvoir débarquer les marchandises (les compagnies maritimes ne pouvant pas attendre ce délai). La question est de savoir si jamais l’Etat acceptait et qu’un cas de coronavirus est détecté au sein d’une entreprise franche, qui serait tenu pour responsable ? Ce sera toujours l’Etat !
Le GEFP brandit déjà le spectre de la crise sociale sur la base de l’argument que c’est l’un des secteurs d’activité qui emploie le plus de travailleurs. Si ce n’est pas du chantage indirect, Dieu que cela lui ressemble. Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas les seules activités frappées de plein fouet par la pandémie. Quid des transporteurs aériens dont toutes les activités sont suspendues ? Forcément, le manque à gagner est énorme pour cette branche d’activité.
En fin de compte, il est toujours difficile d’accorder des exceptions. Une fois qu’on le fait, les autres vont également demander certaines faveurs. Et en fin de compte, l’Etat sera obligé de chercher à satisfaire tout le monde. Ce qui est impossible à faire.


