Au cours de l’année 2019, la réserve marine Nosy Tanikely a été le site le plus visité par les touristes. Il a été classé au premier rang suivi des parcs nationaux de l’Isalo, d’Andasibe, de Ranomafana et du Tsingy de Bemaraha, selon les explications fournies par le directeur général du Madagascar National Parks (MNP), Mamy Rakotoarijaona Andrianarisoa lors d’un entretien en aparté. Durant la même période, l’affluence des visiteurs tant nationaux qu’étrangers a tendance à la hausse avec un taux de 11%, soit au total au nombre de 225.117 contre 202.977 en 2018. Par contre, le parc national de la Montagne d’Ambre, par exemple, il enregistre moins de visiteurs à cause de l’accessibilité au site et de l’insécurité. Les droits d’entrée restent inchangés, fixés à 2.000 ariary pour les nationaux, de 45.000 ariary à 65.000 ariary pour les visiteurs étrangers.

Pour revenir au Nosy Tanikely, il s’agit d’un parc marin disposant d’un récif corallien diversifié et d’une position privilégiée au milieu de la baie de Nosy Be à Madagascar lui confèrant son surnom « d’aquarium naturel ». La réserve marine de Nosy Tanikely, avec ses coraux abondants et une biodiversité exceptionnelle, offre des habitats à de nombreuses espèces sous-marines. Les eaux chaudes tropicales et l’apport alluvionnaire du fleuve « Sambirano » ont pour conséquence qu’un grand nombre d’espèces ont élu domicile sur ce petit ilot. En effet, une faune variée et spectaculaire vit tout autour de l’île.
Nosy Antanikely signifie « l’île de la petite terre », parfois inhabitée, les visiteurs viennent en excursion à la journée mais ne peuvent pas dormir sur l’île qui présente également un intérêt paysager pour ceux qui sont moins intéressés par les fonds marins. Les infrastructures sur place sont très modestes pour un accueil, une aire de pique-nique, un centre d’interprétation, des sanitaires pour les visiteurs. Avant tout destiné aux passionnés de plongée sous-marine, de snorkeling, d’apnée et de fonds marins pour observer les coraux et la faune sous-marine mais aussi aux amateurs de nature et aux touristes en promenade. Ce n’est pas étonnant si le site attire plus de visiteurs notamment durant la saison touristique à partir du mois de mai à septembre.
Parmi les visiteurs des parcs et aires protégées figurent également les chercheurs. Ils sont au total 150 chercheurs ayant effectué de la recherche scientifique des espèces plantes et d’animaux comme dans les parcs nationaux de Ranomafana, Marojejy, Ankarana, Andringitra et Kirindy Mitea dont la plupart viennent des pays anglophones, toujours selon le DG du MNP. Et enfin, les parcs nationaux accueillent aussi des élèves et étudiants des établissements scolaires et écoles supérieures, un projet inscrit dans le cadre du projet Education environnementale du MNP. Toujours en 2019, leur nombre était de 2.507 élèves et étudiants issus de 143 écoles secondaires et universitaires de diverses formations.
Bref, MNP compte encore améliorer ses résultats en cette nouvelle année en promouvant la destination du tourisme écologique afin de générer plus de recettes.


