Le cas de Madagascar en matière de prévoyance sociale laisse à désirer. Le taux de l’adhésion des employeurs auprès de la Caisse nationale de la prévoyance sociale (Cnaps) pour que les travailleurs puissent jouir de leurs droits aux prestations sociales, n’est que 13%. Alors que dans d’autres pays africains, ce taux est de 41% pour le Sénégal et de 23% pour le Cameroun. Pour dire qu’à l’instar des 17 pays africains membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres), Madagascar aura beaucoup d’efforts à fournir, étant donné que les employeurs n’ont pas honoré leur engagement vis-à-vis des travailleurs sur leur sécurité sociale.
Le fait d’accueillir à Antananarivo le 9ème Conseil des ministres de la Cipres depuis ce jour jusqu’au 12 décembre sera une opportunité pour la Grande île de saisir l’occasion pour favoriser les échanges sur l’amélioration de la protection sociale en cohérence à la hausse du coût de la vie. Même si le pays occupe une importante place en matière de gestion financière, étant le seul pays, à l’instar des 17 membres de la Cipres, ayant obtenu le Certificat de Bonne gouvernance de la part de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS). Selon les explications du directeur général de la Cnaps, Mamy Rakotondraibe, les textes relatifs à la protection sociale nécessitent une réforme et doivent être adaptés à la conjoncture actuelle.
Il est très important de rappeler que le projet de réforme de la protection sociale a déjà été adopté au conseil de gouvernement et certains textes ont fait l’objet d’une application, si on ne parle que de la limite de l’âge de retraite à 60 ans ou encore de l’augmentation des allocations familiales. Il reste l’amélioration de la pension des retraités. Toutefois, il reste beaucoup à faire et des recommandations adéquates au profit des employés seront attendues durant la Cipres surtout pour les travailleurs malgaches en se référant à la hausse du coût de la vie actuelle. La tenue de la Cipres représente un immense avantage pour Madagascar, a déclaré le ministre du Travail, Gisèle Ramampy, pour booster la mise en œuvre des programmes en sécurité sociale au profit des travailleurs du secteur privé et indépendants qui ne sont pas encore affiliés à la Cnaps.

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