CHANGEMENT CLIMATIQUE : Agir avant qu’il ne soit trop tard

Il ne s’agit plus de relater des informations alarmistes pour faire comprendre l’impact du changement climatique que ce soit dans la Grande Ile ou dans le monde. En général ; il suffit de se réveiller tous les matins pour en comprendre les conséquences.

Des hivers plus froids, des saisons de pluies de plus en plus courtes, des cyclones plus intenses, la sécheresse plus rude, ce ne sont plus des fables mais une situation réelle qui s’intensifient d’année en année à Madagascar. Le monde actuellement se tourne vers la résilience face aux conséquences du changement climatique et Madagascar doit suivre le pas. Pourtant, il serait prématuré de prétendre solutionner un problème dont on n’a pas encore bien cerné l’ampleur. 

Impacts du changement climatique

De par sa situation insulaire, Madagascar figure parmi les pays qui subiront à plein fouet les impacts du changement climatique. Impacts qui pourraient se traduire par une perte de 25% des faunes et flores. Un drame écologique car la Grande Ile figure parmi les plus grands hotspot de la biodiversité au monde. Force est pourtant de constater que ce premier impact ne figure pas dans la priorité de la population malgache qui est plus soucieuse par rapport à la lutte contre la pauvreté. Ainsi, il est nécessaire de souligner que comme son nom l’indique, le réchauffement climatique entraînera sans conteste l’augmentation de l’intensité ou de la durée de la sécheresse. Allant de pair avec des saisons cycloniques plus intenses et plus longues. 

Conséquence

Sur le plan économique, la sécheresse entraînera sans conteste la famine pour la population malgache dont plus de 80% de la population vit de l’agriculture artisanale. Qui plus est, l’exportation de produits agricoles figure également parmi la plus grande source de revenues à Madagascar et la baisse de l’humidité aura comme conséquence la réduction de volume de la production et donc de l’exportation par la même occasion. Une situation qui mettra à mal l’économie malgache. Sans parler du tourisme qui s’essoufflera car l’endémicité de nos biodiversités est l’une des plus grandes attractions touristiques du pays. Pire, l’intensification des périodes cycloniques mettra à mal des centaines de milliers de population malgache.

Sur le plan sanitaire, l’écosystème est fragile et la disparition d’une espèce a des conséquences sur l’environnement et sur l’être humain. Le risque de recrudescence de maladie et l’apparition de nouvelles parasites n’est pas à prendre à la légère. Et vu la pauvreté récurrente dans la Grande Ile, la population malgache est particulièrement vulnérable à ce fait.

Piste de solutions 

Et pourtant, ce n’est pas une fatalité. Il est possible d’atténuer les conséquences du changement climatique en adoptant les bonnes habitudes environnementales. Un groupe de scientifiques partout dans le monde s’est penché sur le cas malgache et a proposé une piste de solution.  Nous ne sommes pas au pays des merveilles et ces scientifiques ont clairement spécifié que pour le cas malgache, si nous n’agissons pas dans les 5 prochaines années, il sera trop tard. Notre biodiversité unique sera en danger et ne pourra plus être sauvée. Il est donc temps d’agir et selon les scientifiques, le premier geste à faire est de gérer de manière efficace nos aires protégées pour qu’elles puissent être le poumon de la Grande Ile. Cela s’apparenterait à une mission impossible si elle n’y a pas une amélioration de la vie de la population avoisinante ces aires protégées. L’idée est de les impliquer dans la protection et améliorer leur conditions de vie pour qu’ils ne soient pas tenté par de la culture sur-brûlis ou l’exploitation illicite des bois. Madagascar doit également investir sur la construction d’infrastructures adéquates pour la protection de l’environnement et enfin lutter contre la criminalité environnementale.  Le dernier point et non des moindre, la restructuration des pertes environnementales que le paysage malgache a perdu. 

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