11ème FORUM DU SECTEUR PRIVE AFRICAIN : Madagascar à la traîne vis-à-vis de la zone de libre-échange continentale

La 11ème édition du forum du secteur privé africain  qui se tient au Centre de Conférences Internationales d’Ivato organisée par l’Union africaine en partenariat avec l’Organisation Internationale Francophone a pour objectif final de promouvoir la macroéconomie au niveau du continent africain avec pour but ultime de créer une puissance macroéconomique en Afrique.

A la fin dudit forum, les résolutions devraient tendre vers la mise en place de certaines réformes aux fins de l’amélioration des politiques économiques et aussi pour étendre le partenariat entre pays africains, grâce notamment à l’ouverture de chaque pays d’Afrique aux échanges commerciales au niveau du continent et des régions avec la mise en place d’une zone de libre-échange à l’échelle continentale. Madagascar est-il prêt ? 

Normalement, la question ne doit plus se poser du fait de son appartenance au COMESA et à la SADC. Et la présence sur le marché malgache, de produits alimentaires et de matériaux de construction égyptiens et sud-africains, entre autres, atteste de l’effectivité de cette intégration. Le défi est énorme car l’Afrique représente le marché du futur avec une classe moyenne estimée à 1,1 milliards de consommateurs en 2060.

Dans une interview que le professeur Manantsoa Victor Harison, Commissaire aux Affaires économiques de l’Union Africaine, a accordée au magazine Mémento (spécial Madagascar, janvier 2019), il a déclaré : « J’étais en juin dernier à Antananarivo pour défendre ce concept de zone de libre- échange continentale qui est incontournable si l’on veut évoquer l’intégration économique du continent. J’ai entendu les réticences du secteur privé malgache notamment des industriels et particulièrement des industriels nationaux ».

Pour expliquer ces réticences, le Commissaire aux Affaires économiques de l’Union africaine avance que : « Pour différentes raisons, les industries malgaches, dans l’ensemble, n’ont pu suivre l’évolution de la technologie, ni accompagner la croissance démographique ». C’est pourquoi le marché malgache est inondé de produits importés de mauvaise qualité sur lesquels la population est obligée de se rabattre, faute d’une production nationale suffisante en quantité et en qualité. De toutes les façons, la zone de libre-échange continentale se fera avec ou sans Madagascar.

Ranaivo Lala Honoré

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