ASSEMBLÉE NATIONALE : La situation des enfants présentée aux députés

Une séance de présentation sur la situation des enfants à Madagascar, suivi des analyses budgétaires des secteurs sociaux clés pour l’enfant, a été organisée par l’Unicef à l’Assemblée Nationale. Il s’agit  d’une séance destinée à expliquer aux députés nouvellement élus les défis rencontrés par l’enfant à Madagascar tout en indiquant les voies à suivre pour améliorer leurs situations.  Ce fut une opportunité pour partager des informations relatives aux défis à relever pour la protection de l’enfant parmi lesquels figurent le décès de 22 enfants sur 1.000  naissances vivantes avant d’atteindre un mois, le décès de 59 enfants sur 1.000 naissances vivantes avant l’âge de cinq ans. La malnutrition chronique touchant un enfant de moins de cinq ans sur deux fait partie des problèmes évoqués dans le rapport de situation de l’enfant, le taux d’abandon à la fin de la première année du primaire est de 30% et un enfant âgé de 13 à 15 ans sur deux n’a pas achever le cycle primaire ainsi que 17% des enfants sont capables de lire en français ou en malgache.

D’autre part, deux enfants sur trois vivant dans les zones rurales n’ont pas accès à des sources d’eau améliorées, seulement 1,5% des enfants sont couverts par une assurance maladie, seulement 1,8% de la population a bénéficié de transfert monétaire lors de la dernière enquête Multi Indicator Cluster Survey (MICS) conduite par l’Instat en collaboration avec l’Unicef. Et enfin, 3%des ménages ont bénéficié d’une allocation alimentaire gratuite. L’Unicef, qui est l’initiateur de cet évènement, a présenté ses actions qui ne se limitent pas aux secteurs programmatiques comme la santé, l’éducation, l’Eau, la protection ou la protection sociale. En effet, cet organisme onusien pour la protection de l’Enfance appuie la transparence des finances publiques en faveur des enfants et s’implique pour instaurer un dialogue entre les parties prenantes pour améliorer la capacité et l’engagement à la planification et la budgétisation des politiques sociales inclusives.

Dans son allocution, le représentant de l’Unicef, Michel Saint-Lot, a souligné l’importance des fonctions du parlement et les opportunités que ces fonctions offrent pour améliorer la situation de l’enfant de Madagascar. L’échange a aussi vu la participation du Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar (CREM) et le Collectif des Citoyens et Organisations Citoyennes (CCOC), des acteurs de la société civile luttant pour des budgets des secteurs sociaux améliorant le bien-être de la population dont celui des enfants. L’échange a été un outil pour les élus qui les aidera lors de l’examen du projet de loi de finances 2020 qui sera incessamment soumis par le gouvernement pour approbation auprès des parlementaires. Cette initiative précède les débats des enfants qui seront organisés le 20 novembre dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de l’Enfant.

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