Les activités quotidiennes commencent à reprendre de manière progressive au troisième jour de la nouvelle année. Cette reprise a été marquée par le mouvement actif de la circulation dans les rues de la capitale surtout dans les carrefours comme à Ambohijatovo lors des heures de pointe où les embouteillages commencent à se former, ou encore à Analamahitsy ou à Ambanidia et Ankadimbahoaka. En attendant la fin du Bazar de Noël à Mahamasina ce 4 janvier, le marché hebdomadaire du jeudi se tient toujours où les gens s’approvisionnent de leurs besoins en habits et nourritures pour passer le premier dimanche de l’année dans la réjouissance après avoir assisté au culte religieux.
Les bords de route se vident également à Tsaralalana, Analakely jusqu’à Soarano. L’assainissement est au rendez-vous et les agents de la commune urbaine d’Antananarivo effectuent une descente sur le terrain pour chasser les marchands des rues illicites. Les commerçants des jouets et décorations de Noël qui se sont proliférés dans tous les quatre coins de la capitale ne seront plus présents. Il ne reste plus que les vendeurs des friandises, habits et denrées alimentaires de toutes sortes pour préparer la fête de l’Epiphanie ce dimanche. En tout cas, ce mois de janvier est toujours consacré à la présentation de vœux pour les familles, associations, et entreprises même si celle du palais d’Iavoloha et des départements ministériels ont été annulés pour cause d’austérité budgétaire, a-t-on avancé.
Pour le moment, le prix des PPN reste le même comme durant la période des fêtes dont les volailles, le poulet atteignant jusqu’à 20.000 ariary, l’oie et la dinde à 100.000 ariary, le riz à 1.800 ariary le kilo, le sucre de 1.200 à 1.400 ariary le kilo selon sa qualité, l’huile alimentaire à 4.800 ariary le vrac et à 5.500 ariary le cacheté, les viandes de bœuf et de porc à 12.000 ariary le kilo…. A vrai dire, la hausse de prix de la viande et du riz serait à craindre surtout en cette période de soudure comme d’habitude. Et ce, en plus de la hausse de 13% des salaires des fonctionnaires, une occasion pour les marchands d’augmenter le prix des PPN et denrées alimentaires. Alors que le mois de janvier est considéré comme le mois plus dur de l’année à franchir après les fêtes de Noël, de fin d’année et de nouvel An.


