Tel est le constat du rassemblement des formations de l’opposition, le « Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara » (RMDM), annoncé hier lors d’une conférence de presse.
Après son rassemblement de samedi dernier au Magro de Behoririka, le RMDM a procédé à une analyse de la marche actuelle des affaires nationales, de laquelle il a conclu à ce constat. Il note ainsi que « rien ne va plus dans ce pays », soulignant qu’il n’y a pas encore de véritable démocratie car celle-ci est bafouée par les tenants du pouvoir. Preuve en serait la récente adoption de la loi 2011-013 du 9 septembre 2011, laquelle a fait l’objet de plusieurs amendements mais que l’on voudrait déjà réviser actuellement, et ce, alors même qu’elle n’a pas encore été appliquée.
Dans ce même sillage, le RMDM s’insurge contre le manque de réelle transparence dans la gestion des finances de l’Etat. Il s’inquiète notamment sur la véritable destination du « fonds souverain » qui est prévu dans la loi de finances 2020, car il y aurait un risque de « corruption à grande échelle ».
L’insécurité tout comme la pauvreté qui touche la grande majorité de la population ont aussi été dénoncées par le RMDM qui, rappelons-le, prévoit de tenir son premier congrès national vers la fin de ce mois de janvier. Pour lui, le problème serait que « tout est dans l’exhibition et des déclarations d’intentions ou de promesses, car aucun résultat palpable sur le réel développement socioéconomique du pays n’est enregistré jusqu’ici… ».
Pour rappel, le RMDM s’est constitué depuis le 6 août 2019 à l’initiative d’une vingtaine de formations qui partageaient plus ou moins les mêmes vues sur ce que devrait être la conduite des affaires nationales. Elles se sont officiellement déclarées être des opposants au régime actuel. Mais il reste à savoir, qui est leur véritable chef sinon leur principal leader actuellement ?

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

