Sans surprise, les candidats de l’IRMA (Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina) ont raflé la majorité des sièges de la nouvelle Assemblée nationale, avec 86 élus contre 16 pour le TIM (Tiako i Madagasikara), 44 Indépendants et 5 pour d’autres groupements.
Tels ont été les résultats officiels qui ont été proclamés, le 2 juillet 2019, par la Haute cour constitutionnelle (HCC) concernant les élections législatives du 27 mai dernier.
Avec cette majorité, Andry Rajoelina ne risque pas d’être inquiété d’une quelconque motion de destitution ni d’empêchement, et pourra donc travailler sereinement dans la mise en œuvre de son programme et de ses promesses.
Selon la Constitution, la nouvelle Assemblée nationale se réunira en session spéciale le deuxième mardi après la proclamation des résultats officiels par la Haute Cour Constitutionnelle, soit le 16 juillet prochain. Cette première réunion sera consacrée à l’élection du Bureau permanent et des membres des différentes Commissions.
En attendant, on apprend que 30 députés indépendants, dont Neypatraiky Rakotomamonjy, Eleonore Johasy, Monique Rasoazananera, et Narson Rafidimanana, ont annoncé ce 3 juillet 2019, leur soutien au régime d’Andry Rajoelina. Ils comptent ainsi constituer un groupe parlementaire de soutien à l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar.
Tandis que le TIM par la voix de sa secrétaire générale, Olga Ramalason, il annonce que le parti se positionnera dans l’opposition. A ce titre, le TIM pourrait donc avoir un siège au sein du Bureau permanent… mais à condition qu’il soit accepté par toutes les autres formations qui envisagent également d’être dans l’opposition. L’article 78 de la Constitution précise à cet égard : «… L’opposition a droit à un poste de vice-président et préside au moins l’une des commissions…».
Sur un autre plan et selon des juristes avertis, le premier ministre actuel et son gouvernement sont tenus à déposer leur démission, et c’est le parti ou le groupe de parti majoritaire à l’Assemblée nationale qui proposera au Président de la République le futur Premier ministre, conformément à l’article 54 de la Constitution. Auquel cas donc, on s’attend à la formation d’un nouveau gouvernement avec éventuellement un nouveau chef si Christian Ntsay n’est plus reconduit.

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