AFFAIRE « AMBOHITRIMANJAKA » : Deux ans d’emprisonnement avec sursis pour les manifestants

Consternés mais ne désarmant pas, les manifestants d’Ambohitrimanjaka qui ont été arrêtés par les forces de l’ordre réaffirment leur détermination pour la défense de leurs propriétés (habitations, terrains et rizières) touchées par le projet Tana Masoandro du président de la République.

Le 16 octobre dernier, 9 personnes ont été arrêtées lors des échauffourées avec les forces de l’ordre. 5 ont été relâchées après enquête tandis que les 4 autres ont été placées sous mandat de dépôt.

Lors de leur procès de jeudi dernier, ces 4 manifestants ont été condamnés chacun à deux ans d’emprisonnement avec sursis à l’issue d’une audience de près de deux heures. Une condamnation qu’ils estiment injuste … « alors que nous n’avons fait que défendre nos biens », ont-ils déclaré lors d’une conférence de presse ce vendredi 20 décembre.

Ces habitants d’Ambohitrimanjaka soulignent qu’ils ne sont pas contre le développement, mais ils ne sont pas d’accord sur la « dictature » imposée par l’Etat concernant le remblayage de leurs rizières qui constituent leur principal moyen de subsistance et la destruction de leurs maisons et autres plantations. Ils réitèrent ainsi leurs revendications comme quoi, il y a d’autres endroits où l’on peut développer ce projet Tana Masoandro, ailleurs qu’à Ambohitrimanjaka.

En tout cas, ils annoncent ne pas désemparer et vont encore poursuivre leur « combat » pour une meilleure justice. « On nous avait promis des indemnisations mais celles-ci nous semblent plutôt dérisoires par rapport aux valeurs réelles de nos biens qui vont être rasés si ce projet venait à se concrétiser », ont-ils encore insisté.

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