Misérable politique !

Si Madagascar est classé parmi les pays les plus pauvres du monde, c’est à cause de la mauvaise politique pratiquée par les dirigeants qui se sont succédé depuis notre indépendance. Après l’affaiblissement des partis politiques comme le PSD, l’Arema, le Monima, l’Akfm et le MFM, le Leader Fanilo, les nouvelles formations en présence n’ont plus le mérite de porter cette définition de parti.

Ce n’est que durant les élections ou autres grandes réunions organisées que l’on voit qu’il y a le TIM, l’IRK ou le HVM ou d’autres qui font leurs palabres en public. D’autres prennent la dénomination d’un nom d’une personne influente à l’exemple de MAPAR (Miaraka amin’ny Andry Rajoelina). C’est fini les partis des démocrates, ou des socialistes, ou des républicains ou des communistes. On fait ce qu’on veut pour être bien vu des dirigeants. On a laissé de côté la définition d’un parti politique, ses objectifs et les résultats à atteindre. L’éthique et la déontologie ne sont plus respectées. Tout le monde est politicien et tout le monde connaît tout. D’ailleurs, lors des grands rassemblements populaires ou propagandes, on recrute et on rémunère des gens aux alentours pour grossir les rangs. Les mêmes personnes reviennent sous une autre couleur pour gagner un peu. Hilarant !

A partir de cette mauvaise organisation au sein de nos politiciens, ce n’est pas étonnant que rien ne marche pour le développement du pays. La vie socio-économique est à son plus bas niveau, et la pauvreté ne fait qu’augmenter. Or, d’après une définition, « La politique n’est pas là pour faire le bonheur des hommes. Elle est là pour combattre le malheur – et elle seule, à l’échelle d’un pays ou du monde peut le faire efficacement ». Misérable politique !

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