Les travaux sur la RN 44 sont lancés. Mais on se demande comment y accéder car la RN 2 est quasi-inaccessible. A partir de Sambaina (Fief de Ravalomanana), jusqu’à Moramanga en passant par Brickaville et Toamasina, il n’y a que des trous de dinosaures. En croisant les milliers de camions qui se déplacent sur cette nationale, les sorties de route et les risques d’accident sont énormes. A Mandraka, et même dans presque les localités, des gros camions stationnent ou tombent en panne au bord de la route. Et c’est l’enfer total car la circulation entière est bloquée, créant des kilomètres de bouchon. Les retards sur les prévisions d’arrivée ne sont plus comptés.
Or, la RN2 est vitale pour notre économie, livrant des marchandises entre le Grand port et la Capitale, puis reliant Ambatondrazaka avec les autres régions. On connaît également que les liaisons ferroviaires n’existent plus depuis belle lurette, et on attend Madarail, devenue une société disparue. D’ailleurs, on ne connait plus rien de son existence. Quelquefois, des marchandises se transfèrent par la voie ferrée.
Beaucoup de politiciens ont parlé de la réfection et même annoncé une autoroute sur cet axe vers l’Est, mais en vain, il n’existe même pas de réparation. On se demande où vont les Fonds d’entretien routier (FER) auxquels les contribuables et les usagers de la route participent ? Quel programme le ministère responsable, dont les Travaux publics a prévu dans l’utilisation de ce FER ? Ne bernez pas la population de vos beaux discours qui font rêver. Voir Miami et y mourir ! Quand la RN 44 serait refaite, la RN2 aurait disparue ou coupée quelque part. On n’atteindrait jamais Ambatondrazaka par la route car il faut bifurquer par Moramanga. Avant que la RN2 ne sombre, pensez à trouver des solutions durables et sécurisables.

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