Madagascar va réformer sa politique d’industrialisation, d’après les déclarations du 3 novembre d’un des grands dominants de notre pays à Abu Dhabi où s’est tenue la 18ème session de la Conférence Générale des Nations Unies pour le Développement industriel (ONUDI). Ce qui est déjà une bonne chose pour le développement réel auquel la population aspire, étant donné que « l’industrialisation est cet ensemble du processus de fabrication de produits manufacturés, allant du prototype à la série en recherchant une forte productivité du travail. Elle permet de remplacer le système artisanal ou manuel de production dans des lieux dispersés, par une production centralisée, en grandes séries, utilisant des machines, appliquant des normes ou standards pour obtenir des produits de qualité homogène ».
Un nouveau « programme pays » a été signé avec les instances onusiennes qui, dans le temps, ont déjà collaboré avec Madagascar, mais en vain… Rien n’allait pas bien. Cette fois-ci, on se demande si ce serait la bonne carte qui va hisser l’économie de notre pays vers l’émergence tant clamée, car l’industrialisation a pour avantage de générer une croissance forte, créer des emplois, procurer des revenus et encourager le développement humain…
Pour le moment, l’industrialisation à Madagascar se cantonne dans quelques petites unités du textile (Cotona) et alimentaires, puis dans les zones franches spécialisées dans l’habillement et autres accoutrements. Après la politique d’étatisation et de nationalisation depuis 1972, tout a été réduit à disparaître. Même la raffinerie de pétrole est devenue un amas de ferrailles. Or, nous avons Tsimiroro… Et on se demande si nos gouvernants s’attachent carrément au développement industriel ? Non, car Madagascar est encore très loin des nouvelles technologies industrielles par rapport aux pays africains et européens. Le manque de ressources énergétiques est à la base de cette carence.
Il faut reconnaître que l’industrialisation nécessite une bonne gouvernance qui décide de l’installation des infrastructures adéquates et durables avec à la base un code d’investissement et des affaires solides. Pourquoi Madagascar ne possède pas de réserve d’or, alors qu’à Maevatanana on produit plus de 20 tonnes par semaine ?
Le programme d’industrialisation rizicole de nos gouvernants est prometteur pour l’autosuffisance alimentaire d’après les déclarations à Abu Dhabi pour devenir le grenier à riz de l’Océan Indien. Mais les rizières d’Ambohitrimanjaka vont bientôt disparaître alors qu’il faudrait augmenter les surfaces cultivables. Contradiction ? Pour le moment tout est illusion.

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