L’autosuffisance alimentaire et particulièrement l’autosuffisance en riz – avec comme corollaire ne plus avoir recours aux importations-, est l’un des « velirano » chers au régime actuel. Mais ces dernières semaines, les éléments naturels semblent se liguer contre le pouvoir en place pour empêcher la réalisation de ce « velirano ».
En effet, d’un côté il y a les pluies incessantes et torrentielles qui provoquent de graves inondations. Et de l’autre, la région de l’Androy est menacée de famine suite à la sécheresse qui y sévit. D’un côté comme de l’autre, les conséquences néfastes sur les cultures vivrières sont inéluctables.
Avec les inondations, les rizières sont submergées d’eau. Toutes les cultures risquent de périr. Par ailleurs, d’importants stocks de riz gardés par les producteurs pour des jours meilleurs ont été détruits. De même, la sécheresse dans le Sud y détruira toutes les cultures. Pour toutes ces raisons, l’Etat doit approvisionner les régions sinistrées en vivres (riz compris). Autrement dit, la consommation augmentera alors que la production va diminuer.
Ce qui amène à conclure que les importations de riz seront incontournables cette année. Il ne peut pas en être autrement. D’autant plus qu’on ne sait pas encore ce qui va s’en suivre. On est encore loin de la fin de la saison cyclonique à Madagascar. Les seuls inconnus restent le volume des dons internationaux portant sur ce produit et l’éventuel assèchement rapide des rizières permettant de sauver les plants de riz déjà mis en sol.
Quoi qu’il en soit, les traditionnels importateurs de riz peuvent déjà se frotter les mains car leurs juteuses opérations d’importation seront encore sollicitées.


