POUR LA HAUSSE DES SALAIRES DANS LE SECTEUR PRIVE : Aucune réaction de la part des syndicats

La hausse des salaires est acquise dans le secteur public et elle devrait être effective à compter de ce mois de janvier. Mais quid du secteur privé ? Effectivement toute hausse des salaires doit aussi concerner les salariés du secteur privé étant donné que toute hausse des salaires a toujours des incidences directes ou indirectes sur le coût de la vie. D’autant plus que l’effectif total des fonctionnaires ne représente qu’une petite partie du nombre total de salariés dans le pays.

C’est dans ce contexte que les syndicats ont un rôle essentiel à jouer. Il est évident que le salarié privé ne peut pas revendiquer isolément la hausse de son salaire auprès de son employeur. C’est toujours risqué et s’y aventurer peut finalement écourter d’une manière radicale sa carrière dans l’entreprise.

Ainsi, les syndicats sont investis d’une honorable mission quand il s’agit de revendications portant sur l’amélioration de la condition de vie des travailleurs. Et la hausse des salaires demeure toujours l’un des principaux sujets de revendication.

Mais les syndicats malgaches semblent actuellement persister  dans leur torpeur. Pour quelles raisons ?

On peut avancer de nombreuses réponses, entre autres, par intransigeance absurde, par dogmatisme, par combat politique ou intérêts carriéristes d’un leader. En effet, chacun s’accroche à ses avantages en prétextant qu’il défend l’intérêt général. Mais la principale cause du fiasco des mouvements des travailleurs à Madagascar  se trouve dans le fait que beaucoup de syndicats sont trop inféodés à des partis politiques et en particulier au parti au pouvoir.

On peut alors se demander à quand une réforme des partenaires sociaux afin de faire émerger des syndicats apolitiques et représentatifs, véritables prestataires de services au bénéfice de leurs adhérents et non annexes d’un parti politique ?

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