Selon le représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI), il y a eu un retard dans l’élaboration du « Plan Emergence Madagascar ». Le FMI a besoin de plus de détails et d’un chiffrage précis. Autrement dit, le Plan tel qu’il est dans son état actuel ne présente aucune précision qui puisse permettre à une institution financière internationale telle que le FMI de voir si le plan tient la route ou non.
Et compte tenu de ce retard enregistré, depuis plus d’un an que le régime actuel est en place, on peut se demander si le Plan n’était qu’une coquille vide malgré toutes les déclarations intempestives qui ont été faites depuis le début de la dernière campagne présidentielle. Et que c’est seulement aujourd’hui qu’on s’efforce de combler ce vide à travers le recrutement d’un nombre important de « cerveaux ».
Pourtant nous savons trop bien que l’existence d’un programme avec le Fonds est incontournable si l’on veut accéder aux diverses sources de financement tant bilatérales qu’internationales. Et si l’on veut effectivement avancer, il faut que le pays dispose d’une véritable stratégie de développement bien explicite et précise. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui si l’on s’en tient aux déclarations du premier responsable du Fonds à Madagascar.
Bien évidemment, ce ne sont pas les sources de financement qui manquent. Mais encore faut-il qu’elles reçoivent en quelque sorte la bénédiction du Fonds. Et chaque projet est observé par le Fonds quant à son montant et son mode de financement. Encore faut-il que le projet soit considéré parmi les projets prioritaires pour le FMI. En fin de compte, le Fonds a toujours son mot à dire sur les tenants et aboutissants de chaque projet avancé par le gouvernement.

