MISSION DU MEDEF A MADAGASCAR : Un climat de confiance se recrée, quoique…

Les représentants du patronat français membres du MEDEF en mission à Madagascar ont rencontré leurs homologues malgaches. Ce fut l’occasion pour Patrick Martin, chef de la délégation du MEDEF, de déclarer qu’à la suite des différentes rencontres, on ne peut douter « qu’une confiance se recrée », illusion faite à l’absence d’une mission du MEDEF dans la Grande île durant 14 ans.

Quoi qu’il en soit, pendant toute cette durée, les entreprises françaises ne sont pas restées inactives à Madagascar. En effet, les 350 entreprises qui se sont mises en place à Madagascar au cours de ces 3 dernières années (dont une centaine en 2019) ont permis de créer 50 000 emplois. Cette rencontre a également permis d’identifier les principaux domaines dans lesquels ces entreprises françaises sont susceptibles d’investir. Il s’agira principalement des infrastructures, de l’énergie, du tourisme, de la santé, des nouvelles technologies et de la banque.

Toutefois, d’autres voix moins favorables se sont élevées face à cette mission du MEDEF à Madagascar. Sans aucunement mettre en cause le bien-fondé de cette mission, Eric Rajaonary, président du « Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy » (Fivmpama) ou Groupement des entrepreneurs malgaches, a tout de même relevé le fait que si les entreprises membres du MEDEF brassent chacune des millions d’euros en termes de chiffre d’affaires, on ne peut ignorer que le tissu économique malgache est constitué à 80% de PME dont les activités sont loin d’atteindre ce niveau. Alors, quid des possibles collaborations entre les deux types d’entreprise qui n’interviennent pas dans la même catégorie ?

Enfin, cette présence d’une délégation du patronat français sur le sol malgache fut mise à profit par l’association Otrikafo pour élever de la voix sur la restitution par la France des îles Eparses en faveur de leur propriétaire légitime, à savoir Madagascar.

Ranaivo Lala Honoré

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