Ces dernières semaines, au niveau des grands investissements qui se sont réalisés ou qui auraient dû se faire à Madagascar, on a assisté à d’importantes décisions de l’Etat. Entre autres, on citera la rupture initiée par l’Etat malgache de ses relations contractuelles avec le Projet Base Tuléar, la résiliation par la Jirama du contrat d’achat d’énergie avec la Jovena, avec bien évidemment l’aval de l’Etat malagasy et la demande d’audit spécial sur QIT Madagascar Minerals (QMM) après une nouvelle demande de recapitalisation.
Certains observateurs pensent que ces décisions sont de nature à porter préjudice à la crédibilité de l’Etat malgache de la part des grands investisseurs internationaux et ils se posent la question sur la confiance que les investisseurs internationaux peuvent accorder à la parole de l’Etat malgache sur le plan des accords d’investissement. Autrement dit, ils mettent en priorité la crédibilité du pays dans le domaine des investissements internationaux comparée aux avantages que Madagascar devrait tirer de ces accords d’investissement.
Mais à voir de plus près, à quoi servirait de contracter des investissements étrangers pesant des millions ou des milliards de USD si les impacts sont imperceptibles en termes d’amélioration du niveau de vie de la population ? Dans tous les cas, il est tout à fait légitime que l’Etat pense tout d’abord et avant toute chose à l’intérêt du pays. Et dans cet ordre d’idée, c’est le moment ou jamais de revoir tous les contrats portant sur les grands projets d’infrastructure ou miniers qui n’ont rien apporté au pays.
Ranaivo Lala Honoré

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