Le marché malgache est inondé de produits venant d’ailleurs dont la qualité de certains laisse à désirer. Et à cause de la faiblesse de leur pouvoir d’achat, les consommateurs se rabattent sur ces produits de piètre qualité.
Certes, la promotion des produits « Vita malagasy » a été maintes fois lancée, incitant à acheter et consommer ce qui est fabriqué localement. Mais la véritable question est : le « Vita malagasy » est-il compétitif sur son propre marché ?
Afin de lutter efficacement contre le déferlement des produits importés sur le marché malgache, le secteur privé malgache a intérêt à produire en quantité et en qualité. Ce qui n’est pas toujours gagné. Effectivement, bien trop souvent le produit « Vita malagasy » ne satisfait pas à ces deux considérations : ou bien la qualité est à déplorer ou que la quantité produite ne permet pas de satisfaire la demande nationale.
Dans bien des cas, même si l’offre est suffisante en quantité et en qualité, encore faut-il que le produit soit disponible sur tout le territoire national. La question de la distribution se pose ainsi. Vu le niveau de développement actuel de nos infrastructures routières par lesquelles doivent forcément passer ces produits, il est à craindre que certaines régions sont difficilement ravitaillées.
Le moindre surcoût en matière de transport aura pour effet de rendre le produit fabriqué sur place moins concurrentiel par rapport aux produits importés analogues, donc le principal atout est le coût moindre.
Dans ces conditions, faut-il toujours surtaxer les produits importés pour préserver l’existence d’une industrie locale ? Cela aura pour conséquence de sacrifier les consommateurs locaux quand l’industrie locale ne parvient pas à produire en quantité et en qualité.
Ranaivo Lala Honoré

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

