Le Grand sud vient encore de bénéficier d’un don de 39,2 millions euros de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Union européenne. Ce financement est notamment destiné à désenclaver cette région qui demeure l’une des plus défavorisées du pays sur tous les points.
Des millions et des millions d’euros ont déjà été injectés dans le Sud par nos partenaires techniques et financiers traditionnels afin d’améliorer un tant soit peu la situation qui y prévaut. Mais jusqu’à ce jour, aucun changement de notable n’y a été enregistré. Compte tenu de cette situation, on peut se demander si ce sont les financements qui n’ont pas été utilisés à bon escient, donc détournés de leur objet initial – ce qui n’est pas à exclure -, ou bien tout simplement que tous les financements obtenus antérieurement n’ont représenté qu’une goutte d’eau par rapport à l’immensité de l’œuvre à réaliser.
Qu’on le veuille ou non, le facteur déterminant de blocage au développement de cette région qui semble avoir toujours été oubliée par tous les régimes qui se sont succédé se situe au niveau de l’insécurité. Tout projet de développement du Sud doit tenir compte de ce facteur bloquant qui doit même être considéré comme étant la priorité des priorités. On ne peut jamais espérer un développement du grand sud si l’insécurité n’y est pas ramenée à un niveau relativement bas dans la mesure où on ne peut jamais parler d’insécurité zéro.
En ce qui concerne les routes nationales concernées par ce dernier financement, la RN2A reliant Vangaindrano à Taolagnaro mérite une attention particulière. Effectivement, toute la zone qu’elle traverse est une zone à très fort potentiel économique avec des cultures de rente d’exportation telle que la vanille, le girofle, le café… Mais la tâche sera ardue avec les 10 bacs qu’il faut considérer si on veut rallier ces deux villes.


