Notre diplomatie géopolitique et économique serait-elle en cours de changement ? Si les partenaires traditionnels du développement de Madagascar ont toujours été l’Union européenne (notamment la France), le Japon, la Chine et les États-Unis, aujourd’hui, ils semblent être confrontés à une concurrence accrue de la part de nouveaux acteurs, tels que la Russie, les pays du Golfe et la Turquie.
Par exemple, les différentes déclarations officielles faites dans le cadre du litige relatif à la rétrocession des îles Eparses qui nous oppose à la France sont d’un ton qui laisse entrevoir un semblant de recul vis-à-vis de notre partenaire traditionnel privilégié.
D’ailleurs, sur cette question, la Russie n’a-t-elle pas déjà avancé son soutien pour que Madagascar récupère ces îles et qu’elle était prête à apporter son aide dans ce sens ? Quoi qu’il en soit, il faut toujours considérer que ce type de marque de soutien n’arrive jamais sans désintéressement.
C’est une bonne chose pour le pays que de diversifier ses partenaires techniques et financiers. Il n’est pas toujours aisé que l’économie d’un pays dépende d’un seul partenaire privilégié (tout comme d’être tributaire d’un seul produit de base). Et dans cette optique, il serait judicieux de consulter tous les horizons susceptibles d’apporter au pays des intérêts bénéfiques.
Et pour Madagascar en particulier, une plus grande intégration régionale à travers la Zone continentale de libre-échange africaine devrait permettre d’accroître les ventes sur les marchés régionaux et continental tout comme chaque Etat tente de bâtir des marchés et des chaînes d’approvisionnement dans le monde.
L’avantage que cela présenterait serait que les marchés du continent africain sont moins exigeants par rapport à d’autres (nord-américain et européen notamment) en termes de normes. Donc plus faciles à pénétrer, en théorie.

