RIJADE « DRAKO HELY » : La toile s’enflamme

Indignés, déconcertés, les internautes ont décortiqués les paroles de cette chanson de Rijade qui parle de son épopée intime et de comment elle a réussi sa vie en utilisant ses atouts féminins. Un titre qui a contraint la population malgache à revoir ses valeurs, à comprendre le fonctionnement de sa société.

Il va sans dire que cette chanson incarne en elle seule, tout ce qui ne va pas dans l’industrie musicale de Madagascar. En mal d’autodérision ou en manque de valeur éthique et morale, la plupart du temps, ce sont les chansons qui n’ont aucun apport éducatif qui cartonnent. C’est un autre débat sur lequel on ne va pas s’étaler.

En ce qui concerne le nouveau morceau de Rijade intitulé « Drako Hely » et de l’obscénité qu’elle regorge c’est le signe de la pauvresse de la littérature des prétendus auteurs compositeurs  de nos jours. En effet, depuis longtemps, le sexe a été au centre de la création littéraire et artistique. La différence entre l’ancienne époque et l’actuelle est que les écrivains d’antan ont su cacher les choses derrière des jeux de mots intelligents qui ne laissaient rien transparaître. Actuellement, bien que Rijade a utilisé le terme « Drako hely » qu’on peut traduire librement par « la petite » pour désigner son partie intime ; l’ensemble de son texte trahissait cette volonté de cacher les choses.

Focus sur le réel problème

On reproche à Rijade d’inciter les filles malgaches à la prostitution car elle l’a présenté comme un moyen facile d’obtenir tout ce qu’on veut sans trop d’effort. Un message pas très catholique certes mais c’est une pratique connue depuis longtemps à Madagascar et la chanteuse n’a fait que le montrer dans une autre perspective. Et bien que la population malgache réclame l’interdiction à l’antenne de ce genre de musique (ce qui est compréhensible) ; le problème est plus profond. Il s’agit effectivement de ne plus excuser la pauvreté et l’utiliser comme justificatif pour tous comportements déviant. Et pour arriver à cet objectif, il faut insister sur l’éducation civique et parentale.

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