La violence à l’égard des filles et des femmes constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Madagascar n’est pas épargné par ce phénomène social qui se produit aussi bien au sein de la famille et du couple, mais aussi dans l’espace public que dans l’univers professionnel.
Les dernières statistiques demeurent inchangées ces dernières années, montrant que trois femmes sur dix subissent de la violence dont la majorité est victime de la violence psychologique, sexuelle ou économique. 26% des victimes subissent des violences physiques, 24% des violences psychologiques et affectives, 39% sont abandonnées par leur conjoint et 11% sont victimes de violences sexuelles. Mais la violence à l’égard des femmes et des filles demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. Le fait de ne pas oser briser le silence, de ne pas dénoncer les auteurs de violence, fait partie des raisons de recrudescence des faits au sein de la société.
La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».
A l’occasion de la Journée de lutte contre la violence à l’égard des femmes, ce 25 novembre, cette date marque aussi le début des 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes qui se termineront le 10 décembre prochain, Journée des droits de l’homme.
« La Génération Égalité s’oppose au viol » est l’intitulé de la Journée et un évènement a été organisé au petit palais des Sports de Mahamasina. La cérémonie a été honorée par la présence de l’épouse du président de la République, Mialy Rajoelina, ambassadrice de la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG) auprès de l’UNFPA, du ministre de la Population et du représentant de l’UNFPA. La campagne de sensibilisation a été suivie par l’inauguration d’un centre de conseil et de prise en charge des femmes victimes de violence mis en place dans le quartier de Mahamasina.

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