La biologie tropicale de Madagascar a attiré les yeux de plus de 50 pays du monde lors de la 56ème réunion annuelle de l’Association de Biologie Tropicale et de Conservation (ATBC) qui a pris fin le 3 août dernier au Centre des conférences internationales Ivato (CCI) à Antananarivo.
Les participants présents à ce grand symposium, surtout les membres de l’ATBC, ont mis en exergue les recherches sur la biologie et les efforts déployés pour conserver les habitats naturels dans différentes parties du monde. L’attention des biologistes et des conservateurs présents s’est concentrée sur Madagascar, en particulier sur les recherches actives menées par des scientifiques nationaux dans les domaines liés à la biologie et la conservation de la Nature. Il a été aussi question des communautés et de la gouvernance des ressources naturelles à Madagascar et ailleurs, qui n’ont cessé de faire parler d’elles notamment dans la gestion durable des richesses au profit du développement communautaire. Et ce, sans négliger le respect de la conservation de la biodiversité et de la préservation de l’environnement en général à Madagascar où la situation ne cesse de se dégrader.
Les trois jours de symposium ont également été une occasion pour faire une pétition du nom de la qui a été présentée et servira d’outil de plaidoyer qui, par la suite, sera soumise au président de la République malgache, pour que ce dernier se préoccupe de la biodiversité. Le but est de montrer aux dirigeants de ce pays que des mesures cruciales doivent être prises pour préserver la biodiversité malgache. Dans le même temps, les conversationnistes d’ATBC dont le WWF fait partie, veulent engager l’Etat malgache à placer l’économie du pays vers une croissance durable.
Madagascar a déjà perdu beaucoup de ses richesses naturelles et continue d’en perdre à une vitesse vertigineuse chaque année. « En tant qu’un des Pays méga diverses dont l’économie dépend étroitement de l’état de ces richesses, Madagascar devra être sur le front pour renverser cette tendance et s’engager dans un pacte mondial pour la Nature et l’Homme. L’ATBC est une étape importante dans cette direction pour identifier les engagements que Madagascar peut adopter », soulève Tiana Ramahaleo du WWF.

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