L’utilisation de la méthode contraceptive n’a cessé de s’améliorer ces 20 dernières années. Elle concerne notamment les femmes mariées avec un taux d’utilisation de 41% en 2018, soit huit fois plus élevée que celle de 1992 qui était de 5%. Mais certaines femmes affichent leur réticence sur l’intérêt d’utiliser la méthode de planning familial avec un taux de 18%, étant donné qu’elles ont peur ou encore ne sont pas sûres sur l’efficacité de la contraception.
Pour le moment, les résultats sont satisfaisants grâce aux efforts fournis dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies visant à améliorer l’accès aux méthodes de planification familiale surtout dans les zones les plus reculées de l’île, d’encourager les femmes à utiliser le PF et de les informer sur l’efficacité des méthodes, de répondre aux besoins non satisfaits des femmes dont la prévalence est encore en hausse. Mais il reste beaucoup à faire face à la recrudescence de la grossesse précoce et non désirée chez les jeunes filles et femmes, aux complications liées à l’accouchement, la mortalité maternelle et infantile qui semble encore loin de s’améliorer, la propagation des maladies sexuellement transmissibles… S’y ajoute la baisse de la prévalence de l’utilisation du PF à Androy avec un taux de 9%.
Rappelons que cette année, plus de 186.000 utilisateurs additionnels de méthodes contraceptives modernes ont été enregistrés dans les trois régions d’intervention du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Par ailleurs, par rapport aux problèmes liés à la faible utilisation des méthodes contraceptives et les conséquences y afférentes, Madagascar avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers s’engage pour relever le défi. Et ce, afin d’atteindre zéro décès maternel évitable et zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale.

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