À Madagascar, la malnutrition demeure un problème majeur de santé publique et socio-économique. Elle touche une grande partie de la population, et plus particulièrement les femmes et les enfants.
Les préoccupations de Madagascar sont maintenant plus concentrées sur la lutte contre la malnutrition chronique. Le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans est de 47,3%, un taux supérieur au seuil critique de l’OMS qui est de 40%. Le pays fait actuellement face au grand défi, celui de réduire ce taux à 38% en 5 ans et à 32% en 10 ans. Parmi les différentes formes de malnutrition, la moins visible et la plus oubliée de toute, la malnutrition chronique, se manifeste par un retard de croissance et entraîne des séquelles irréversibles à l’âge adulte : 47% des enfants malgaches de moins de cinq ans en souffrent.
Des pratiques alimentaires inadaptées en sont souvent à l’origine, mais le principal défi à relever reste la méconnaissance des populations sur les pratiques recommandées en nutrition. En général, Madagascar dispose de toutes les potentialités en production alimentaire diversifiée mais ne sait pas les exploiter et les transformer pour devenir des aliments riches en valeurs nutritives. Des efforts ont déjà été déployés par des projets de lutte contre la malnutrition dont l’ONN, avec l’appui des partenaires techniques et financiers mais les résultats semblent insatisfaisants. La situation est loin de s’améliorer et les femmes et les enfants de moins de cinq ans en sont les victimes.
Assistance technique dans 7 régions
Un accord de partenariat entre le Ministère de la Santé Publique et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a été renforcé pour les quatre années à venir (2019-2023) en vue de contribuer à l’amélioration de la nutrition. Mise en œuvre dans le cadre du Projet d’Amélioration des Résultats Nutritionnels utilisant l’Approche Programme à Phase Multiple (PARN-APPM) financé par la Banque Mondiale, cette assistance technique de l’UNICEF est destinée principalement aux personnels cadres du système sanitaire et des Offices Régionaux de Nutrition. L’appui sera destiné en 2019 à Vakinankaratra, Haute Matsiatra, Amoron’Imania et Itasy. Pour l’année 2020, ce sera la région Bongolava qui en sera le bénéficiaire et en 2021, les régions Analamanga et Alaotra-Mangoro.
D’un montant de plus 6,5 millions de dollars dont 1.895.500 dollars seront assurés par l’UNICEF. L’assistance technique a pour objectif principal de renforcer les capacités et l’accompagnement des acteurs aux niveaux central et déconcentré sur le plan managérial pour une mise en œuvre harmonieuse et coordonnée du projet PARN pour la prévention du retard de croissance chez les enfants. Ceci sera réalisable par le renforcement du système de santé, incluant les bonnes pratiques déjà acquises, dans les domaines de la planification et la coordination, la gestion des ressources, et le suivi et la supervision de la performance des services au niveau des formations sanitaires et au niveau communautaire.
A travers ce projet, l’UNICEF s’engage à effectuer une assistance technique de qualité dans la transparence et en lien avec l’objectif principal du projet PARN qui est de contribuer à la réduction de la malnutrition chronique (retard de croissance) chez les enfants de moins de cinq ans.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

