Les pluies torrentielles accompagnées de vent fort et de grêle observées durant la journée du mercredi 8 janvier dans la capitale ont causé de considérables dégâts humains et matériels. Le bilan provisoire émanant du Bureau national de la gestion des risques des catastrophes (BNGRC) a fait état de quatre cas de décès dont un à Ivandry, une femme enceinte électrocutée par un fil de Jirama tombé par terre, un à Androhibe, un homme mort noyé et deux à Nanisana une fillette et un comorien, et 491 sinistrés dont 120 à Ampanotokana, 100 à Analamahitsy-Tanàna, 90 à Tsiadana et 80 à Andavamamba-Ambilanibe. Au total, 256 personnes ont été déplacées dont 42 évacuées préventivement face au haut risque de glissement et d’éboulement à Manjakamiadana, 34 familles sinistrées et déplacées, 6 familles avec des maisons détruites et 28 familles sinistrées à Ampanotokona, 14 à Tsiadana à cause d’un éboulement détruisant quatre maisons et 80 à Andavamamba à cause de l’écroulement d’une douzaine de maisons d’habitation. En fait, 21 maisons ont été détruites suite aux intempéries et 20 ont été inondées touchant divers quartiers de la ville d’Antananarivo.

Un lourd bilan pour deux heures de fortes pluies orageuses sans parler des inondations dans tous les quatre coins de la capitale comme à Mahamasina, Anosy, Anosibe, Andavamamba, Isotry, Analakely, Besarety, Andravoahangy. Des inondations qui font apparaître l’incivisme et le manque de propreté des Tananariviens à travers le flottement des ordures et déchets de toutes sortes emportés par les eaux des pluies. Certains bas quartiers et rues nagent même dans des boues et les usagers, notamment les piétons, ne savent plus où mettre leurs pieds. L’heure est actuellement au grand nettoyage et d’assainissement de la saleté des Tananariviens comme d’habitude, étant donné qu’aucun projet durable pour faire régner l’ordre dans la capitale n’existe, allant de la prise de conscience de chaque citoyen sur le respect de la propreté, l’application de la loi en vigueur pour tout un chacun et des sanctions ainsi que la sensibilisation sur l’usage des biens publics. Comme par exemple, il est fortement conseillé de jeter les ordures dans les bacs spéciaux et poubelles ainsi que de ne pas laisser derrière vous vos déchets ramasser par les autres ou s’entasser pour polluer l’environnement. Ce sujet mérite une réflexion surtout à l’endroit des marchands des rues qui se prolifèrent dans la capitale et font partie des pollueurs causant de la saleté.
Pour le moment, la ville des Mille ne fait que supporter le comportement malsain de certains habitants. Le nouveau maire aura du pain sur la planche pour résoudre ce grand problème d’hygiène et d’assainissement qui ne cesse de s’aggraver surtout durant la saison des pluies.


