Le Programme alimentaire mondial (PAM), le ministère de l’Education nationale et le partenaire global du PAM Mastercard ont présenté les résultats préliminaires de l’analyse coût-bénéfice des repas scolaires servis dans les cantines scolaires des écoles primaires publiques malgaches.
Un premier bilan positif d’après les résultats de l’analyse menée par le bureau d’études international Mastercard, après une enquête sur terrain dans les régions Androy et Anôsy.
Il a été constaté que la présence d’une cantine scolaire favorise le maintien des élèves à l’école. Selon les rapports, le programme de cantines scolaires impacterait fortement sur l’assiduité et la longueur de l’apprentissage des élèves avec un gain de 35 jours par enfant par an. Mais ce n’est pas tout, une concentration plus accrue a été également observée chez les élèves fréquentant une EPP dotée d’une cantine. Comparés aux élèves des EPP sans cantines, ceux qui travaillent dans une école avec cantine affichent de meilleurs résultats aux examens nationaux, notamment le CEPE.

Du côté des ménages et des communautés, ce programme est tout aussi bénéfique, puisqu’il permet aux producteurs locaux de jouir de plus de revenus et pour les ménages d’avoir davantage de ressources. Et ce ne sont là que les points positifs obtenus durant la vie scolaire de l’enfant car une fois dans la vie active, sa capacité de production est grandement renforcée grâce à un meilleur emploi et il demandera moins de soins en étant en bonne santé.
Toujours d’après ce rapport, pour l’année de référence 2017-2018, près de 297.300 élèves issus de 1.093 écoles primaires publiques équipées d’une cantine scolaire, ont bénéficié de repas chauds servis 5 jours sur 5 mais aussi d’un déparasitage intestinal systématique pendant une année scolaire entière. La ration quotidienne offerte dans le cadre du programme est de 140g de riz, 30g de légumes, 10 g d’huile végétale, en plus de 0,4g de supplément en micronutriments. A noter que ces écoles sont localisées dans les zones à forte insécurité alimentaire comme Ambovombe, Tsihombe et Amboasary.
Malgré les résultats satisfaisants obtenus pour atteindre cet objectif, des efforts restent encore à fournir étant donné que 9 % des enfants malgaches seulement profitent de ce programme. D’où la nécessité de donner les mêmes chances à tous les enfants du pays mais pas seulement ceux des régions du Sud.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

