La seconde journée du Pape François à Madagascar a été marquée, ce samedi 7 septembre, par différentes rencontres dont en premier lieu, avec le président de la République Andry Rajoelina qui l’a reçu au palais d’Iavoloha, puis ensuite avec des représentants des différentes forces vives de la nation.
Tout au long de ses interventions, le Souverain pontife a mis en exergue le « Fihavanana » qu’il a prononcé expressément pour faire comprendre son importance sur l’union et la solidarité, et qui fait allusion à la réconciliation nationale. Un point qui est encore loin d’être résolu dans notre pays, or c’est le seul moyen pour réussir le développement humain.
Le Pape a également évoqué également la corruption et les autres maux qui minent le pays. « Je vous encourage de penser aux plus démunis et de travailler plus sur la protection de l’environnement ». La preuve, un baobab a été planté dans la cour du Palais en fin de cérémonie.
Quant à Andry Rajoelina, il s’est plutôt illustré auparavant par un véritable mea culpa en reconnaissant que les maux existent et font souffrir à la population entière. « Je ferais tout pour reconstruire ce pays, pour le bien du Peuple. Priez pour nous pour une vie meilleure, un pays et un peuple uni » a-t-il sollicité du Pape François. Une sorte de confession en quelque sorte ?
Mais concernant le « message » du Pape François, de nombreux avis s’accordent à dire que le Saint Père a trouvé les mots… faciles à comprendre afin que les uns et les autres prennent leurs responsabilités respectives pour la relance du processus de développement socioéconomique de ce pays, et cela incombe en priorité aux tenants du pouvoir à tous les niveaux.

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