Après la première réunion du 18 novembre dernier de la commission mixte franco-malgache sur les îles Eparses, d’aucuns ont pensé et cru à la deuxième réunion annoncée qui était prévue pour ce mois de décembre. Mais, rien n’en fut jusqu’ici.
La question est maintenant de savoir si Madagascar a encore espoir de prétendre exercer sa souveraineté sur ces îles comme l’ont fortement souligné les participants de la fameuse concertation nationale du 9 décembre dernier au CCI.
Car en ce qui concerne la position de la France, son président Emmanuel Macron, après sa déclaration du 22 octobre à Glorieuse, laquelle avait suscité beaucoup de commentaires chez l’opinion nationale, vient encore de la fortifier le 3 décembre dernier par un message déposé sur son compte twitter : «Comment exploiter durablement les ressources océaniques sans compromettre l’équilibre de ces écosystèmes ? Une station de recherche sera installée sur les îles Eparses dès l’année prochaine comme je m’y étais engagé et un programme prioritaire de recherches océans et climat créé, et la France sera à l’avant-garde dans les instances internationales pour la défense et la protection des océans. L’occasion du prochain Congrès mondial de la nature en juin 2020 devra ainsi être l’occasion pleinement saisi par les États pour promouvoir l’océan comme bien commun ».
Sans le litige soulevé sur la souveraineté sur ces îles on peut dire que ce message est rempli de bonnes intentions.
En interprétant cette déclaration, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ces îles appartiennent à la France. Car la décision unilatérale de mettre en place une station de recherche au nom de la protection de l’environnement océanique sur l’une de ces îles dès 2020 montre bien que l’Hexagone n’a aucune intention de renoncer à sa souveraineté. Est-ce un acte de défi vis-à-vis de l’administration malagasy actuelle ?
Mais on pourrait aussi l’assimiler à une provocation, car le message est apparu à un moment où le gouvernement s’apprêtait à organiser cette concertation nationale sur les îles, laquelle n’a, malheureusement, rien donné comme on l’a cité plus haut, sauf cette deuxième rencontre dont on ne sait pas finalement à quand aura-t-elle lieu ?
Un test ?
Les discussions sur les îles Malagasy auxquelles on venait d’ailleurs d’attribuer leurs nouvelles appellations en Malagasy, demeurent encore à leurs débuts. C’est un test, non seulement pour l’administration actuelle, mais aussi pour nos leaders d‘opinions qui se prétendent être des patriotes/nationalistes qui sont plus que prolifiques sur les réseaux sociaux, mais souvent nous oublions que les belles promesses et talents de communication sont rien sans autres moyens de pression et là nous sommes loin du compte, et ce en 40 ans de revendications. Evidemment, tous les Malagasy, du moins une bonne majorité, veulent se ranger du côté des dirigeants pour se battre pour la souveraineté de ces îles, mais tous ont besoin d’une assurance qu’effectivement, les dirigeants actuels sont sincères et veulent vraiment cette souveraineté, et non pas faire un simple cinéma, alors que tout est déjà accordé à la France.

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