Le gouvernement s’intéresse plus aux recettes à venir qui seront réalisées à partir de la vente des bois de rose saisis et stockés à l’étranger (Singapour, Chine, Zanzibar, Nairobi-kenya) plutôt que de chercher et réprimer les principaux instigateurs du trafic. Effectivement, lors d’une émission télévisée locale, le premier responsable de l’environnement, le ministre Alexandre Georget, a soulevé les cas de démarche possible d’être entrepris concernant ces stocks : les rapatrier vers Madagascar ou lancer un appel d’offres international ?
Il a souligné que ces démarches sont désormais possibles dans la mesure où le Cites a déjà levé l’interdiction frappant leur vente. Evidemment, cette vente renflouera d’une manière très sensible les caisses de l’Etat. Rien qu’à Singapour, il y est stocké plus de 30 000 rondins de bois de rose, a annoncé le ministre.
Pourtant, tant que les têtes pensantes de ce trafic ne tombent pas, il se poursuivra. D’autant plus que les fortunes accumulées illégalement à partir de ce trafic constituent un crime de lèse-majesté à l’égard du peuple malgache. Et le fait de savoir qu’ils restent impunis jusqu’à ce jour constituera toujours un cas d’injustice dans l’esprit des Malgaches.
Ranaivo lala Honoré

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