RIJASOLO : Une résidence hautement lucrative

Pour la troisième édition de Paritana, c’est le photographe Rijasolo qui a remporté le premier prix. Une victoire qui l’a conduit une résidence artistique à la Cité Internationale des Arts de Paris. Moment qu’il a consacré pour faire le tri des photographies qu’il a prises en 12 années de métier. Touchant à sa fin, le photographe est conscient de l’apport de cette résidence sur sa carrière en général.

D’ici le 12 décembre, Rijasolo reviendra au pays après trois mois de résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris. Etant un artiste confirmé, ce n’est certainement pas sa première résidence mais celle-ci diffère des autres qu’il a effectué jusque lors. « C’est effectivement la première fois que je me trouve quelque part sans produire de photo» précise-t-il. En effet, pour cette résidence, il a proposé un concept innovant, ramener ses photos à Paris soit plus de 60.000 clichés pour les trier un à un et les évaluer. Un long procédé qui lui permettrait de voir d’un œil nouveau ses projets à venir.  Sur le plan artistique, cette résidence est également l’occasion pour l’artiste de s’éloigner un peu des tumultes de la vie Tananarivienne.

Exposition Malagasy

Ce tri a permis à Rijasolo de détacher 90 photographies au préalable qui ont été exposées à la Cité Internationale des Arts à Paris dans le cadre de l’exposition MALAGASY. Ce projet entre dans le souci de Rijasolo de partager sa vision sur la société malgache et sa population. Etant donné leur affinité artistique et leur sensibilité, le temps de cette exposition, il a collaboré avec l’écrivain Raharimanana Jean Luc. « Cela faisait longtemps que nous avions envie de travailler ensemble et sans pour autant se connaitre Mais nous apprécions mutuellement dans nos disciplines respectives » souligne le. Le résultat en vaut la chandelle photographe.

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