« L’AME DES INNOCENTS » : Quand Cerveau Kotoson parle d’une réalité déchirant

Pour son premier livre de « Nouvelle »,  Cerveau Kotoson évoque une fatalité, de la justice, de tradition et d’acceptation. A travers « L’âme des Innocents » l’écrivain porte notre attention sur une tradition malgache dévastatrice et meurtrière.

L’avortement, l’infanticide au nom de la tradition (cas des enfants nés Alakaosy qui sont assassiné à leur naissance pour éviter à la communauté malheur), le caractère sacré de la vie ; ce sont autant de thèmes abordés par l’ouvrage de Cerveau Kotoson.

Cerveau Kotoson, fidèle à lui-même en abordant ce sujet savait pertinemment qu’il voguait à contre-courant. Il en faut pourtant plus pour le dissuader à crever l’abcès. Dans son approche, il ne fait pas abstraction du fait que la tradition malgache préconise également la préservation de la vie. C’est dans cette démarche qu’il avoue que l’Ame des Innocents interpelle également  la perte des valeurs culturelles malgaches au profit de la colonisation intellectuelle et le changement des priorités essentiellement lié à la précarité de la vie dans la Grande Île.

L’ouvrage de Cerveau Kotoson fait 40 pages et la Nouvelle a été traduite par ses soins en malgache et en italien. Une immersion dans une tradition tristement présente.

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